Textes & Inspirations

Les Titans

Le couple N° 1  :

Est représenté non pas dans sa jeunesse pleine de promesses et de naïveté face aux enjeux divins, mais alourdis, vieillis, sans pour autant sembler accablés par les épreuves subies (épreuve du choix, exclusion de l’Eden et tout ce qui suit dans cette « séparation »). Ils sont là, ils ont traversé ces épreuves, elles ont été plus ou moins intégrées. Ils acceptent les limites d’un corps massif, avec de grands pieds bien fichés en terre. Leur complicité ne se base plus sur la transgression d’un interdit divin, mais sur une invitation créatrice, à deux, basée sur une promesse tendre, voire érotique. 

 

Ici le geste « créateur » part des corps, puissants, et fragiles.

 

Ce sont des colosses aux pieds d’argile.

Nouvel Adam, nouvelle Eve. Entre eux : une autre invitation (avant l’effritement du retour à la terre). Adam propose, Eve dispose…

Le Couple N° 2 :

Il s’agit d’ATLAS, fils d’un titan et d’une nymphe marine.

Il porte toujours la Terre sur ses épaules, mais il n’en peut plus. Il est écrasé par le poids de sa tâche. Il penche, il résiste.

Sa femme Pléioné, une nymphe marine avec qui il aura les Pleïades, a un geste envers lui.

Une main qui se tend

 

Pour l’aider ?

Pour le pousser ?

 

Quel geste envers notre pauvre TERRE ?

Préserver l’Eden donné et le protéger, ou choisir la destruction, l’achèvement ?

  

TERRE – Minus ? Tout le monde descend ?

Les Titans

Le couple N° 1  :

Est représenté non pas dans sa jeunesse pleine de promesses et de naïveté face aux enjeux divins, mais alourdis, vieillis, sans pour autant sembler accablés par les épreuves subies (épreuve du choix, exclusion de l’Eden et tout ce qui suit dans cette « séparation »). Ils sont là, ils ont traversé ces épreuves, elles ont été plus ou moins intégrées. Ils acceptent les limites d’un corps massif, avec de grands pieds bien fichés en terre. Leur complicité ne se base plus sur la transgression d’un interdit divin, mais sur une invitation créatrice, à deux, basée sur une promesse tendre, voire érotique. 

 

Ici le geste « créateur » part des corps, puissants, et fragiles.

 

Ce sont des colosses aux pieds d’argile.

Nouvel Adam, nouvelle Eve. Entre eux : une autre invitation (avant l’effritement du retour à la terre). Adam propose, Eve dispose…

Le Couple N° 2 :

Il s’agit d’ATLAS, fils d’un titan et d’une nymphe marine.

Il porte toujours la Terre sur ses épaules, mais il n’en peut plus. Il est écrasé par le poids de sa tâche. Il penche, il résiste.

Sa femme Pléioné, une nymphe marine avec qui il aura les Pleïades, a un geste envers lui.

Une main qui se tend

 

Pour l’aider ?

Pour le pousser ?

 

Quel geste envers notre pauvre TERRE ?

Préserver l’Eden donné et le protéger, ou choisir la destruction, l’achèvement ?

  

TERRE – Minus ? Tout le monde descend ?

Terre et Vie, Vie et Mort,

 

Terre d’où jaillit la Vie,

Mort qui se fond dans la Terre,

 

Hommes et Femmes si parfaitement opposés, 

Si indissolublement mêlés…

 

Qui engendre, qui tue ?

Qui nourrit, qui frustre ?

 

Corps rayonnants ou corps mutilés,

Corps conquérants ou vulnérables,

Corps apaisés, corps tourmentés,

Corps vibrants, ou corps glacés…

 

Cycle sans fin…

 

De ma sérénité à ta douleur,

De ta joie à mon chagrin,

De l’enfantement à la castration,

De l’harmonie à la sauvagerie,

 

Quels héros, quels mythes

Surgis du fond du monde

Parlent de l’ordre des choses ?

 

Questionnements sans fin, réponses improbables,

Dialogue éternel, cheminement silencieux,

 

Recherche Vitale,

 

Au royaume des émotions, instinct perdu et retrouvé de l’exilé qui trouve son sens,

 

Retour aux sources

Moisson créatrice…

 

Agnès Clouet

Avril 2008

Les Vigilants

Solitude implacable,

Tu me saisis aux petites heures de la nuit

Alors que respirent dans ce silence inouï

Les âmes qui accompagnent ma lutte interminable

Contre angoisses et fantômes en errance,

 

Combat inévitable et obsédant, est il perdu d’avance ?

 

Horloge pressée, égrène agressive et imbécile

Son rythme sans objet

Vrille mes nerfs indociles

M’abandonne dans un désert épuisée.

 

Etat de veille, état limite

Tout peut basculer si vite

Le chemin de ronde est obscur et dangereux

Pour qui ne sait prévoir sa lampe et prier son Dieu.

 

Marie-Jo Hostache

St Donat

Les Vigilants

Solitude implacable,

Tu me saisis aux petites heures de la nuit

Alors que respirent dans ce silence inouï

Les âmes qui accompagnent ma lutte interminable

Contre angoisses et fantômes en errance,

 

Combat inévitable et obsédant, est il perdu d’avance ?

 

Horloge pressée, égrène agressive et imbécile

 

Son rythme sans objet

Vrille mes nerfs indociles

M’abandonne dans un désert épuisée.

 

Etat de veille, état limite

Tout peut basculer si vite

Le chemin de ronde est obscur et dangereux

Pour qui ne sait prévoir sa lampe et prier son Dieu.

 

Marie-Jo Hostache

St Donat

Liberté Antigone

Libérée
Du tout
Par le rien
Epiphanie
De la rieuse originelle


Lucidité
Ténacité
De l’instinct d’allégresse


Liberté
Toute en indomptablement
Liberté
Du tout
Dans le rien

 

Poésie complète H. Bauchau p 311 – Actes Sud

Trinité Féminine

ou « Les Mères porteuses de Dieu »

Chez les chrétiens, au fil de l’Ancien Testament et du Nouveau, on parle du Père, du Fils et du St Esprit. Trinité constituée d’un Père aimant, protecteur de son peuple; d’un Fils donné par le Père, Dieu fait homme, Messie sauveur du monde; de l’Esprit Saint, donné pour rayonner en Dieu à l’exemple du Fils sur terre. Saint Esprit dont nous héritons pour mieux aimer, mieux comprendre, mieux etc….

 

J’aime aussi en tant que chrétienne, me réfèrer à une Trinité qui plonge ses racines dans l’Ancien Testament avec Isaac, puis se prolonge dans le Nouveau Testament avec l’arrivée de Jean-Baptiste dernier prophète, et enfin Jésus le Messie annoncé.

 

D’abord les racines avec Sarah. Le fameux rire de Sarah lorsque l’ange de Dieu lui promet de porter un fils.

 

Elle est la première mère servant le dessein de Dieu, grâce à Lui, elle est à l’origine d’une lignée, d’un peuple. Femme vieille et infertile, elle reçoit en riant cette promesse. Son fils Isaac sera le premier de cette lignée d’hommes aussi nombreux que les étoiles du ciel, comme il a été promis à Abraham.

 

A la charnière entre l’Ancien Testament et le Nouveau, nous avons Elisabeth, elle aussi, vieille femme infertile dont le désir d’enfanter n’a pu être comblé. Mais par un autre miracle, la voici elle aussi porteuse d’un enfant que Dieu a voulu qu’elle porte, car Il a une mission précise pour cet enfant là semble-t-il. Jean-Baptiste sera le dernier prophète de l’Ancien Testament et le premier témoin du Nouveau. Témoin de la mission de Jésus, prêtre officiant pour son baptême dans l’eau du Jourdain, témoin de l’Esprit Saint qui le remplit.

 

Enfin, dans ce Nouveau Testament, une jeune fille pure, Marie, à qui l’Ange de Dieu fait une annonce. Elle sera la mère de Jésus, le don de Dieu, le Messie annoncé, le Sauveur du monde. Elle accepte, elle porte, elle sert son Dieu, et passera par des épreuves douloureuses. Marie accueille le Mystère, regarde grandir un fils de Dieu. Marie le sert dans sa vocation de fils de Dieu. Marie l’assiste jusqu’à son dernier souffle. Marie mère de Jésus, mère de l’Eglise. Mère « porteuse » bien au-delà de sa fonction biologique.

 

Ces trois femmes, mères porteuses du dessein de Dieu on été choisies pour servir le projet de Dieu en devenant mères, enfantant un peuple, un prophète-témoin, un Messie.

 

Ces femmes « porteuses » nous font réfléchir à notre tour. De quel ventre venons nous ?

Celui de Sarah pour constituer un peuple, perpétrer la lignée ? Faire nombre ?

Celui d’Elisabeth, pour donner au monde, prophètes, témoins vigilants, porteurs d’Espérance ?

 

Celui de Marie enfin pour vivre comme son fils en bâtisseurs de paix, en amour infini pour chacun d’entre nous ?

 

Oui, de quel ventre venons-nous ? Qu’avons nous transmis de tout cela à nos enfants ?

 

Marie-Jo Hostache

Saint Donat

Trinité Féminine

ou « Les Mères porteuses de Dieu »

Chez les chrétiens, au fil de l’Ancien Testament et du Nouveau, on parle du Père, du Fils et du St Esprit. Trinité constituée d’un Père aimant, protecteur de son peuple; d’un Fils donné par le Père, Dieu fait homme, Messie sauveur du monde; de l’Esprit Saint, donné pour rayonner en Dieu à l’exemple du Fils sur terre. Saint Esprit dont nous héritons pour mieux aimer, mieux comprendre, mieux etc….

 

J’aime aussi en tant que chrétienne, me réfèrer à une Trinité qui plonge ses racines dans l’Ancien Testament avec Isaac, puis se prolonge dans le Nouveau Testament avec l’arrivée de Jean-Baptiste dernier prophète, et enfin Jésus le Messie annoncé.

D’abord les racines avec Sarah. Le fameux rire de Sarah lorsque l’ange de Dieu lui promet de porter un fils.

 

Elle est la première mère servant le dessein de Dieu, grâce à Lui, elle est à l’origine d’une lignée, d’un peuple. Femme vieille et infertile, elle reçoit en riant cette promesse. Son fils Isaac sera le premier de cette lignée d’hommes aussi nombreux que les étoiles du ciel, comme il a été promis à Abraham.

 

A la charnière entre l’Ancien Testament et le Nouveau, nous avons Elisabeth, elle aussi, vieille femme infertile dont le désir d’enfanter n’a pu être comblé. Mais par un autre miracle, la voici elle aussi porteuse d’un enfant que Dieu a voulu qu’elle porte, car Il a une mission précise pour cet enfant là semble-t-il. Jean-Baptiste sera le dernier prophète de l’Ancien Testament et le premier témoin du Nouveau. Témoin de la mission de Jésus, prêtre officiant pour son baptême dans l’eau du Jourdain, témoin de l’Esprit Saint qui le remplit.

 

Enfin, dans ce Nouveau Testament, une jeune fille pure, Marie, à qui l’Ange de Dieu fait une annonce. Elle sera la mère de Jésus, le don de Dieu, le Messie annoncé, le Sauveur du monde. Elle accepte, elle porte, elle sert son Dieu, et passera par des épreuves douloureuses. Marie accueille le Mystère, regarde grandir un fils de Dieu. Marie le sert dans sa vocation de fils de Dieu. Marie l’assiste jusqu’à son dernier souffle. Marie mère de Jésus, mère de l’Eglise. Mère « porteuse » bien au-delà de sa fonction biologique.

 

Ces trois femmes, mères porteuses du dessein de Dieu on été choisies pour servir le projet de Dieu en devenant mères, enfantant un peuple, un prophète-témoin, un Messie.

 

Ces femmes « porteuses » nous font réfléchir à notre tour. De quel ventre venons nous ?

Celui de Sarah pour constituer un peuple, perpétrer la lignée ? Faire nombre ?

 

Celui d’Elisabeth, pour donner au monde, prophètes, témoins vigilants, porteurs d’Espérance ?

Celui de Marie enfin pour vivre comme son fils en bâtisseurs de paix, en amour infini pour chacun d’entre nous ?

Oui, de quel ventre venons-nous ? Qu’avons nous transmis de tout cela à nos enfants ?

 

Marie-Jo Hostache

Saint Donat